Brûler ses déchets verts : c'est interdit, et voici pourquoi

Feuilles, tontes, branches de taille : la tentation du feu de jardin est grande. Pourtant, brûler ses déchets verts à l'air libre est interdit. Voici la règle, l'amende encourue, les rares dérogations, et surtout les bonnes solutions à la place.

La règle

Depuis le 1er janvier 2014, un particulier n'a pas le droit de brûler ses déchets verts à l'air libre : feuilles mortes, tontes de pelouse, branches issues de la taille.

La sanction peut atteindre 750 € d'amende. La raison est double : pollution de l'air (les déchets verts humides dégagent beaucoup de particules fines) et risque d'incendie, surtout en période sèche.

Les rares dérogations

Des dérogations existent uniquement lorsqu'elles sont prévues par le règlement sanitaire départemental ou par un arrêté préfectoral, dans des cas particuliers, par exemple une obligation sanitaire de destruction.

En dehors de ces cas encadrés, l'interdiction reste la règle générale, y compris dans un jardin privé et même pour de petits volumes.

Que faire à la place

Deux solutions simples et gratuites ou presque : le dépôt en déchèterie, et le broyage puis compostage sur place, qui transforme les déchets en paillage ou en amendement pour le jardin.

Le broyat étalé au pied des massifs limite l'arrosage et les mauvaises herbes : ce qui semblait un déchet devient une ressource pour le jardin.

L'évacuation par le professionnel

Sur un chantier de taille, d'élagage ou de débroussaillage, le volume de déchets verts peut être important. L'évacuation vers la bonne filière, ou le broyage sur place, fait partie de la prestation.

Concrètement, rien ne part en fumée et rien ne reste à gérer de votre côté : les déchets suivent la filière adaptée, dans les règles.

Source : service-public.fr (fiche F31858).